FIPA
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édito

Il est impossible de compter le nombre de chaînes de télévision qui innervent la planète. Seule certitude : elles sont cinq ou six fois plus nombreuses que les 6 812 langues parlées et/ou écrites par l’humanité.
La télévision est donc superbabélienne ? Oui, et on doit s’en réjouir.
Car la tour de Babel n’est pas le symbole d’un échec de la communication : elle instaure au contraire les conditions de cette altérité sans limites qui garantit la pluralité des idées.
Or, face à toute immensité, il faut des guetteurs. Et c’est l’ambition du Fipa de proposer une veille passionnée des programmes audiovisuels nés ou à naître à travers le monde. De ramener dans ses filets quelques-unes des créatures – pardon : des créations ! – qui, par leur exception et leur excellence, vont animer ces territoires de la novation, de la réflexion et de l’émotion que sont nos écrans plats.
À l’heure où l’incertitude, l’inquiétude, parfois la peur, n’en finissent plus d’assombrir la une des médias, il est bon de rappeler ce que disait Peter Drucker, le « pape » du management : « La meilleure façon de prédire l’avenir, c’est de le créer ».
La télévision dans tous ses états de créativité, tel est, en 2016 plus que jamais, le pitch du Fipa.  

 

Le Président, Didier Decoin
Le Délégué général, François Sauvagnargues