Split Fiction test : notre avis sur le jeu coopératif de Hazelight

Deux joueurs devant un écran partagé pendant le test de Split Fiction

Partager cet article

Réponse directe : Split Fiction est un jeu d’action et de plateformes en coopération obligatoire à deux joueurs, sorti le 6 mars 2025 sur PS5, Xbox Series et PC, vendu environ 39,99 €. Hazelight y enchaîne les idées de level design sans temps mort, pour une durée de 12 à 15 heures. Notre test conclut à un très bon jeu, avec deux réserves : des personnages moins marquants que le gameplay et une difficulté globalement douce.

Split Fiction test : ce que la sortie de mars 2025 installe vraiment

Hazelight ne fait qu’une chose, mais elle la fait mieux que la plupart des studios. Depuis A Way Out en 2018, puis It Takes Two en 2021, Josef Fares construit une filmographie entièrement tournée vers le jeu à deux. Split Fiction prolonge cette ligne : pas de mode solo, pas d’allié piloté par la machine, deux joueurs, un écran partagé.

L’histoire tient en une poignée de lignes. Mio écrit de la science-fiction, Zoe écrit de la fantasy, et les deux autrices se retrouvent enfermées dans une machine qui fusionne leurs univers. Chaque chapitre devient donc un monde séparé, avec ses règles, son esthétique et ses mécaniques propres.

Le calendrier compte ici : le titre est arrivé en mars 2025, après des mois de bandes-annonces très commentées. Ce positionnement a une conséquence simple pour qui cherche un avis fiable. Les tests publiés à chaud jugent parfois une version incomplète ou une seule plateforme. Mieux vaut appliquer les réflexes décrits dans Les Faussetés Démasquées : identifier l’auteur, vérifier la date, noter la version testée, et se méfier des avis qui recopient une bande-annonce.

Le level design, moteur réel du test de Split Fiction

Si un seul argument devait justifier l’achat, ce serait celui-là. Split Fiction ne se contente pas de changer de décor, il change de genre à chaque chapitre. Une mégapole cyberpunk impose des courses-poursuites et des phases d’infiltration, un village magique transforme les deux héroïnes en créatures, d’autres séquences basculent vers le jeu de rythme, la plateforme pure ou la simulation absurde.

Des mondes qui changent de règle toutes les vingt minutes

Cette variété évite l’écueil classique de la coopération, à savoir la répétition d’une boucle unique jusqu’à l’ennui. Ici, une idée sert rarement plus d’une demi-heure avant d’être remplacée, et le rythme reste dense sur toute la durée. Le revers existe : certaines mécaniques très réussies disparaissent trop vite, alors qu’elles auraient mérité un chapitre entier.

Une coopération qui punit la passivité

Chaque joueur possède ses propres commandes et ses propres responsabilités. Les asynchronies sont fréquentes : l’un pilote pendant que l’autre vise, l’un découpe une paroi pendant que l’autre maintient un levier. Aucune alternative solo n’est proposée, ce qui rend la coordination obligatoire. Sur ce terrain, le studio réussit ce que peu de titres coopératifs tentent vraiment : faire dépendre la progression d’un échange réel entre deux personnes.

Cette approche rejoint une interrogation plus large sur les écrans partagés et l’immersion. Quand est-ce que regarder la télévision avec la réalité virtuelle deviendra la norme, personne ne le sait, mais on peut parier que les formats à deux survivront, parce qu’ils reposent sur une conversation et non sur un casque.

It Takes Two dans le rétroviseur

La comparaison est inévitable, et Hazelight l’assume. On retrouve la structure en chapitres, le hub central, les mini-jeux cachés, les passages de pure complicité. Split Fiction s’en écarte par le ton : la science-fiction apporte des séquences plus froides, plus tendues, et un propos sur la création et la propriété des histoires.

Le studio progresse aussi sur la lisibilité. Les caméras restent stables quand il le faut, les indicateurs de direction se font discrets, et le découpage de l’écran s’adapte constamment à l’action. Une scène peut séparer les deux joueurs à la verticale, puis les réunir sur un seul plan, ce qui procure un vrai plaisir de mise en scène. Sur ce point précis, la filiation avec It Takes Two saute aux yeux, mais elle ne ressemble jamais à une redite.

Les limites que ce test de Split Fiction ne peut pas masquer

L’écriture reste le point faible. Les deux héroïnes existent, leurs motivations sont claires, mais les dialogues tombent souvent dans l’explication, et l’adversaire du récit manque de relief. On suit l’intrigue parce qu’elle sert le gameplay, rarement parce qu’elle surprend.

La difficulté pose une autre question. Les échecs coûtent peu, les points de contrôle sont généreux, et les phases de plateforme pardonnent beaucoup. C’est un choix cohérent pour une partie jouée en couple ou en famille, mais les joueurs en quête de défi devront chercher ailleurs.

Ajoutons un point de contexte sur la production. Intelligence artificielle, budgets, calendriers serrés : les coulisses des grands studios restent opaques, et le sujet agite tout le secteur, à l’image de la position de Microsoft, qui envisage une suspension totale en cas de risque majeur. Dans la même discussion, Un passionné de technologie chrétien milite pour une intelligence artificielle guidée par la foi, ce qui montre que la question dépasse le seul cadre du divertissement.

Durée, plateformes, prix : les repères avant de se lancer

Le tableau ci-dessous résume les informations pratiques vérifiées au moment de la rédaction de ce test. Elles servent surtout à éviter les malentendus sur le mode de jeu, qui reste la principale source de déception chez les acheteurs.

Élément Repère
Date de sortie 6 mars 2025
Plateformes PS5, Xbox Series X et S, PC
Nombre de joueurs 2 obligatoires, en local ou en ligne
Durée moyenne 12 à 15 heures
Prix de lancement environ 39,99 €
Mode solo inexistant

Le rapport entre la durée et le tarif reste favorable, d’autant que le jeu se termine à deux et se rejoue volontiers avec une autre personne, ne serait-ce que pour observer les niveaux sous un angle différent.

Les erreurs fréquentes quand on teste Split Fiction à deux

  • Lancer la partie avec quelqu’un qui supporte mal d’attendre pendant les phases de réflexion.
  • Confondre écran partagé et jeu compétitif : ici, la coopération est totale et aucune opposition entre joueurs n’est prévue.
  • Juger le titre sur son premier chapitre, plus classique que la suite.
  • Interrompre une session au milieu d’une séquence de course, difficile à reprendre sans repères.

Sur le plan pratique, la passe invité change beaucoup de choses : un seul achat suffit pour jouer à deux en ligne, la seconde personne téléchargeant une version limitée. Les détails de compatibilité varient toutefois selon les plateformes, et mieux vaut vérifier avant d’envoyer l’invitation. Elle rappelle la logique d’un essai avant achat. Tester Vredap pas à pas pour choisir l’offre adaptée, c’est exactement ce que permet cette formule : goûter au jeu, puis décider en connaissance de cause.

Reste une remarque de fond, propre à l’esprit de ce site : Split Fiction montre qu’une création numérique grand public peut encore miser sur la contrainte plutôt que sur la facilité. Deux joueurs, un écran, aucune échappatoire. Cette contrainte produit une expérience dont on se souvient, ce qui arrive rarement dans une production de cette ampleur.

Voici les questions qui reviennent le plus souvent après la lecture d’un test de ce genre.

Split Fiction peut-il se jouer en solo ?

Non. Le jeu est conçu pour deux joueurs, en écran partagé sur la même machine ou en ligne. Aucun mode solo, aucune compagne contrôlée par l’ordinateur et aucune progression individuelle ne sont proposés. C’est un choix assumé par Hazelight depuis A Way Out.

Combien d’heures faut-il pour terminer Split Fiction ?

La campagne demande en général entre 12 et 15 heures, selon le temps consacré aux mini-jeux et aux passages secondaires. À raison de deux heures par semaine, l’aventure se boucle en un peu plus d’un mois.

Faut-il acheter deux copies du jeu pour jouer à deux en ligne ?

Non. La passe invité permet à une deuxième personne de rejoindre une partie sans acheter le titre, à condition que l’hôte possède une copie du jeu. Les modalités varient selon les plateformes, donc mieux vaut vérifier la compatibilité avant d’envoyer l’invitation.

Split Fiction est-il plus difficile que It Takes Two ?

La difficulté est comparable, voire un peu plus douce sur les phases d’action. Les points de contrôle sont nombreux et l’échec coûte peu. Le véritable défi reste humain : se mettre d’accord sur qui fait quoi, au bon moment.

Le jeu convient-il à un enfant de dix ans ?

Le titre est classé à partir de 12 ans selon le système européen PEGI, en raison de scènes de violence fantastique et de quelques moments tendus. Pour un enfant plus jeune, mieux vaut jouer accompagné et mettre en pause lors des séquences les plus dures. Chaque famille reste juge selon la sensibilité de l’enfant.

Notez cet article !

Ces articles vont vous intéresser